Les conclusions...Cette analyse et les propositions qui en découlent sont celles, de fait et en l’état, du rédacteur. Cependant, elles n’auraient pu être écrites avant à la réunion où elles prennent leurs racines, dans l’écoute des diverses prises de parole.
En résumé : Schématiquement, les orientations évoquées tracent un segment qui va de « l’instauration pour une raison perçue comme supérieure d’une journée sabbatique hebdomadaire » à « la liberté d’ouvrir confiée aux individus dans un cadre de contraintes financières accrues ». Intellectuellement, tout, sur ce segment, peut se défendre. Il convient donc de s’y situer par rapport à une personnalité collective, par rapport à des valeurs que nous partageons au sein d’un mouvement et qui, en l’espèce et comme l’a rappelé Bernard Dutheil dans sa synthèse, nous font tendre à ne pas oublier l’humain dans l’économique. L’enquête MoDem 81 nous indique que, très majoritairement, nous appréhendons le dimanche comme un jour particulier, de repos, en famille. La « rencontre » arrive en troisième position. Dans les commentaires ajoutés à cette enquête et dans le consensus perceptible lors de la réunion, on a bien senti un fort attachement à la préservation d’un espace de temps tout à la fois personnel et commun. Il existe au sein du MoDem une résistance à l’accélération des schémas de vie qui tendent à s’imposer, une résistance à la matérialisation de nos existences. Pour l’heure, la réalité économique ne peut être occultée. Il convient donc d’affirmer cet attachement au Dimanche à travers des dispositions règlementaires. Des pistes pour des propositions : Au regard des débats, on peut évoquer 3 pistes qui pourraient faire l’objet de propositions. 2.1 Le système des dérogations: La prodigalité du catalogue des services et commerces concernés et la localisation des délivrances d’autorisation entraînent des disparités et de la confusion. Il y aurait lieu de simplifier, de clarifier…D’autre part, on a bien entendu que les réticences à cette ouverture s’exerçaient plus à l’encontre des hyper-commerces que du forain sur le marché ou du boulanger du coin. C’est un jugement de valeur qu’il faut assumer nettement dans les textes. 2.2 Les mesures compensatoires: On a entendu que ces mesures pouvaient varier ici et là. La recherche d’homogénéisation est une première piste. Si le sujet est bien d’éviter une dérive vers la banalisation, il faudra réfléchir au niveau de cette base compensatoire. Enfin, on a vu que dans les secteurs où le travail du dimanche était de fait, donc à l’origine du choix (ex : hôpitaux), le ressenti est moins important. Il faut peut être introduire une nécessité de contractualisation initiale et négociable dans d’autres secteurs. 2.3 Les modes de vie: On a entendu que des personnes couraient toute la semaine et n’avaient que le dimanche pour pouvoir faire des courses. On a aussi entendu que des administrations réfléchissaient à une adaptation en semaine de leurs périodes d’accueil du public, ce qui doit bien correspondre à une demande effective du public. Il y a peut-être des aménagements à faire pour étaler les périodes d’activité sur 6 jours en semaine de manière à préserver le dimanche. |