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Plus de 90% des français sont attachés au « pacte » que les ordonnances de 1945 avaient instauré : « cotiser selon ses moyens pour être soigné selon ses besoins. » Il est donc nécessaire de préserver un système solidaire.
A L’HEURE ACTUELLE, COMMENT MAINTENIR CET OBJECTIF ? De nombreux aspects ont été évoqués lors de ce débat, en voici un bref résumé : • Prévention : - Dépistage. - Lutte contre les « conduites à risque » (encore faudrait-il que ce concept soit mieux défini). - Nécessité que tous, patients ou soignants, adoptions un « comportement citoyen » en ce domaine.
• Prescriptions : - Lutter contre les prescriptions non justifiées (ex : antibiotiques, antidépresseurs, examens identiques répétés inutilement). - Meilleure utilisation des génériques (avec parfois leurs limites cependant). - Fractionnement des médicaments. - Eviter la surconsommation de soins.
• Préserver le tissu géographique notamment sur les territoires ruraux - - En fédérant les professionnels de santé (ex : maisons de santé même dans les zones rurales)
- En mutualisant, en fédérant les compétences et les moyens
• Meilleure gestion : - Meilleure identification des besoins régionaux et création d’un niveau régional des organismes gestionnaires. - Etre capable d’aborder les questions de fond et non pas se contenter de quelques recettes inspirées de pays étrangers qui ne sont au final que des « mesurettes ». - Et si l’état reversait la TVA qu’il perçoit lors de la vente des médicaments ? - Et si la Taxe carbone servait aussi à financer notre système de soins ? - Et si l’état et les entreprises remboursaient leurs dettes envers la sécurité sociale ? - Faut-il taxer le « superflu » (pub, sports etc…) ?
ENJEUX ET QUESTIONS CONNEXES • Quelles parts souhaitons-nous faire au secteur public, au secteur privé ? Donc quel choix de société faisons-nous ?
• Comment mieux financer notre système de santé ? Rester sur un financement employeur/employés/CSG ou prélever directement sur l’impôt sur le revenu comme cela se fait dans certains pays européens ?
• Un constat : depuis de nombreuses années, les marges des pharmacies diminuent et les marges des laboratoires augmentent… Les pharmacies, en particulier les pharmacies rurales, ont de plus en plus de mal à se maintenir.
• Permettre la vente des médicaments à des chaînes commerciales dépendantes de grands laboratoires ne va-t-il pas accroître ce phénomène ? (lobbies ?)
• Sur le fond, à qui profiteront donc ces « réformes », l’usager y trouvera-t-il son compte ?
• Une politique de santé européenne est-elle nécessaire ? Comment établir des règles européennes en matière de santé qui participeraient à la construction d’une Europe solidaire ? Chacun des pays n’est-il pas attaché à une certaine indépendance dans le domaine de la santé de sa population?
CRAINTES ET DANGERS • Nombreux sont ceux qui craignent un jour d’être soignés selon leurs moyens. • Certains craignent le détournement de fonds publics au pofit de fonds privés et notamment de certains fonds de pensions étrangers • Des médecins ont la crainte que disparaissent l’exercice libéral des médecins au profit de l’exercice sous contrôle de l’état : exemple du directeur hospitalier, qui avec les nouvelles mesure administratives, a tout pouvoir sur le médecin… Les médecins ne seraient alors que des agents d’exécution des décisions politiques… • Crainte de voir s’installer un système de santé à but lucratif : « La santé n’est pas un commerce »
CONCLUSION Nous ne voulons pas d’un système inégalitaire face à la maladie : Importance de la notion de justice sociale. Face au projet de loi de modernisation d’accès aux soins, nous devons être très vigilants sur les orientations des lignes directives, être vigilants aussi quant à la façon dont le problème est délibérément médiatisé : Tentatives de conditionnement de l’opinion dans ce domaine ? Nous devrons veiller à conserver un système de soin égalitaire et solidaire, dans lequel chacun, quels que soient ses moyens et sa situation, puisse bénéficier d’une médecine de qualité. N’oublions pas ces trois mots gravés sur les frontons de nos monuments: « LIBERTE-EGALITE-FRATERNITE ». Quelques aspects techniques sur le déroulement du débat : Le débat a été ponctué de la façon suivante : Un diaporama réalisé par un adhérent, sur l’histoire de la sécurité sociale nous a servi de point de départ. Nous avons ensuite fait un voyage en Europe (Belgique, Grande Bretagne, Danemark) et aux USA pour avoir un petit aperçu des systèmes de soins. Puis nous avons « joué » : deux équipes s’ « affrontaient » (avec arguments pour et contre) autour de la question du remboursement des soins liés aux conduites à risque. Des intervenants professionnels de santé de la société civile ont fait part de leurs expériences et de leurs points de vue Le coordinateur provisoire nous a fait un exposé des positions de l’UDF puis du MoDem sur ce sujet. Une touche culturelle (une saynète extraite de Knock, de Jules Romain jouée par deux adhérents modems locaux) ainsi qu’ »un verre de Gaillac de l’ Amitié » ont clôturé ce débat riche, ouvert et convivial. |